Après 15 tours de scrutin, le représentant de la Californie, Kevin McCarthy, est enfin élu speaker de la Chambre des représentants dans la nuit du vendredi au samedi 7 janvier mettant ainsi fin à un processus qui a été paralysé par des dissensions dans les rangs républicains.
Scénario inédit en plus de 160 ans: en 1856, la Chambre des représentants a été paralysée pendant deux mois et il a fallu 133 tours de vote avant qu’un speaker ne fût élu.
Avec cette victoire, McCarthy devient le troisième personnage le plus important de la politique américaine après le président et le vice-président. Il aura à décider entre-autres quels projets de loi seront soumis au vote de la Chambre ainsi que répartir des postes aux divers membres du caucus qui devront siéger des comités. Au niveau législatif, il a son mot à dire sur le financement du gouvernement fédéral.
Il a dû faire beaucoup de concessions tant à ces ultra-conservateurs qu’aux never-Kevin qui lui barraient la route depuis le début de la semaine. En plus d’offrir à ces vingtaines pro-trumpistes une plus grande influence sur les projets de loi qui seront soumis au vote, Kevin McCarthy leur a également garanti une procédure qui faciliterait son éviction comme président afin d’obtenir leur soutien.
Avec cette mince majorité acquise par le parti républicain lors des élections de mi-mandat (222 sièges sur les 435 que compte la Chambre), Kevin devait obtenir 218 voix pour succéder au perchoir.
“Je suis prêt à travailler avec les républicains quand je le pourrai, et les électeurs s’attendent à ce que les républicains fassent de même”, selon une déclaration du bureau de Joe Biden diffusée après la confirmation des résultats du vote.
Quant au nouveau speaker, il promet déjà de lancer une kyrielle d’investigations sur la gestion par le président Biden de la pandémie et du retrait d’Afghanistan.