Le président américain, Donald Trump, affirme que les États-Unis sont proches d’atteindre leurs objectifs en Iran, tout en vantant les victoires décisives et écrasantes remportées depuis le début des opérations “épique furie”.
« Je peux affirmer ce soir que nous sommes en bonne voie pour atteindre très prochainement tous les objectifs militaires de l’Amérique. Dans un délai très court, au cours des deux ou trois prochaines semaines, nous allons les frapper avec une extrême violence. Nous allons les renvoyer à l’âge de pierre, là où est leur place. Dans l’intervalle, des discussions sont en cours”.
Il a souligné que l’objectif de la guerre n’était pas d’aboutir à un changement de régime. Mais les opérations américano-israéliennes du 28 février ont provoqué ce changement de régime. Il a également brandi la menace de frapper des cibles stratégiques en l’absence d’accord quoiqu’il admette que la nouvelle équipe dirigeante est moins radicale et bien plus raisonnable.
L’assasinat de Khameinei a permis à son fils de devenir le nouveau guide suprême. Ce qui porte beaucoup à se demander de quel changement de régime Donald Trump fait-il allusion?
“Un changement de régime n’était pas notre objectif. Nous n’avons jamais évoqué de changement de régime ; pourtant, un changement de régime s’est bel et bien produit, du fait de la mort de tous leurs dirigeants. Ils sont tous morts. La nouvelle équipe dirigeante est moins radicale et bien plus raisonnable. Toutefois, si aucun accord n’est conclu au cours de cette période, nous avons en ligne de mire des cibles stratégiques. En l’absence d’accord, nous frapperons très durement, et probablement de manière simultanée, absolument toutes leurs centrales électriques. Nous n’avons pas encore frappé leurs installations pétrolières, bien qu’il s’agisse de la cible la plus facile de toutes, car cela ne leur laisserait pas la moindre chance de survie ou de reconstruction. Mais nous pourrions les frapper ; elles seraient alors anéanties, et ils ne pourraient absolument rien y faire. »
Donald Trump a une fois de plus lancé une flèche en direction des alliés des États-Unis qui ont refusé de se joindre à cette opération.
« Alors, à ces pays qui ne parviennent pas à s’approvisionner en carburant et dont beaucoup refusent de s’impliquer dans la décapitation de l’Iran, nous avons dû nous en charger nous-mêmes. J’ai une suggestion. Premièrement, achetez du pétrole aux Etats-Unis d’Amérique. Nous en avons à revendre. Nous en avons en abondance. Et deuxièmement, faites preuve d’un courage, certes tardif, mais nécessaire. Vous auriez dû le faire plus tôt. Vous auriez dû agir à nos côtés, comme nous vous l’avions demandé. Allez-y franchement et emparez-vous du détroit d’Ormuz. Protégez-le. Utilisez-le pour votre propre compte. L’Iran a été, pour l’essentiel, décimé. Le plus dur est fait ; la tâche devrait donc être aisée. »
Donald Trump assure que le détroit d’Ormuz va s’ouvrir « naturellement » à la fin du conflit.
Il a condamné les attaques non justifiées de l’Iran contre les pays du Golfe et les pétroliers commerciaux; ce qui entraîne la hausse des prix de l’esssence.
« Cette hausse à court terme résulte entièrement du lancement, par le régime iranien, d’attaques terroristes insensées contre des pétroliers commerciaux et des pays voisins qui n’ont aucun lien avec le conflit. C’est une preuve supplémentaire que l’on ne pourra jamais faire confiance à l’Iran pour détenir des armes nucléaires. »
« Il est essentiel que nous gardions ce conflit en perspective. L’implication américaine dans la première guerre mondiale a duré un an, sept mois et cinq jours. La seconde guerre mondiale a duré trois ans, huit mois et vingt-cinq jours. La guerre de Corée a duré trois ans, un mois et deux jours. La guerre du Vietnam a duré dix-neuf ans, cinq mois et vingt-neuf jours. La guerre en Irak s’est prolongée pendant huit ans, huit mois et vingt-huit jours. Nous sommes engagés dans cette opération militaire, si puissante, si brillante, contre l’un des pays les plus puissants, depuis trente-deux jours. »